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Cliquez ici pour accéder à notre FAQ sur le protocole CNPG et l’étalonnage des appareils CO.
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webinaire Diagactu du 12 Janvier 2025
: "REPLAY LES ATELIERS DU DIAG | L’ENTRETIEN DU MATÉRIEL : DES BONNES PRATIQUES… AUX OBLIGATIONS ?"
Un appareil peut être cohérent… et non conforme
Un appareil de mesure de monoxyde de carbone (CO) peut :
- Afficher des valeurs stables
- Réagir à une source de CO
- Donner des résultats “logiques” sur le terrain
👉 La cohérence n’est pas une preuve d’exactitude.
Par exemple, nous recevons régulièrement chez Testoon des appareils non vérifiés depuis 5 ans ou plus, qui affichent entre 15 et 30 ppm de CO pour une concentration réelle (étalon) de 50 ppm.
Sans référence étalon, il est impossible de savoir si 18 ppm mesurés ne sont pas en réalité 50 ppm de concentration de gaz.
📌 C’est le principe même de la dérive de mesure.
Le capteur électrochimique dérive, même en usage normal
Les capteurs CO électrochimiques :
- sont soumis à une usure chimique irréversible
- voient leur gain et leur offset évoluer
- perdent progressivement en sensibilité
⚠️ Cette dérive :
- est progressive
- est indétectable sans étalonnage
- n’est pas liée à une panne
👉 Utiliser souvent l’appareil n’empêche pas la dérive, au contraire.
Voici le vieillissement type d'une cellule de mesure de CO sans ajustage périodique.
Les conditions terrain accélèrent la dérive
Un diagnostiqueur expose son appareil aux conditions extérieures :
- fortes variations de température (véhicule / logement)
- humidité
- poussières
- résidus de combustion
- gaz interférents
📉 Ces conditions accélèrent le vieillissement du capteur, même sur du matériel de qualité.
Le piège de l’expérience terrain
Beaucoup de pros se fient à :
- leur expérience
- leurs habitudes de mesure
- la comparaison avec des situations connues
❌ Problème :
Si l’appareil dérive lentement, le référentiel du diagnostiqueur dérive avec lui.
📌 On ne détecte pas une dérive quand on n’a plus de point zéro fiable.
Le temps est un facteur critique
Un capteur de CO :
- vieillit dans le temps
- se dégrade chimiquement même à l’arrêt
- a une durée de vie finie
👉 Un appareil non étalonné depuis plusieurs années n’est plus une référence de mesure, même s’il semble fonctionner parfaitement.
En cas de litige, seule la traçabilité compte
En cas de :
- contestation de diagnostic
- sinistre
- expertise
- procédure judiciaire
❗ La question n’est pas « l’appareil fonctionnait il ? »
Mais :
👉 « Était-il vérifié et traçable métrologiquement ? »
Sans certificat d’étalonnage ou constat de vérification conforme :
- aucune preuve de fiabilité
- responsabilité du diagnostiqueur engagée
L’étalonnage n’est pas une remise en cause du professionnel
Étalonner, ce n’est pas :
- douter de son savoir-faire
- remettre en cause son expérience
✔️ C’est :
- valider l’outil
- sécuriser ses diagnostics
- professionnaliser sa pratique
- se protéger juridiquement
Bonne nouvelle, cette dérive n'est pas une fatalité !
Avec un suivi et un entretien régulier de votre appareil via des étalonnages et des ajustages, il est possible de prolonger grandement sa durée de vie et la justesse de ses mesures.
Le CNPG demande aux diagnostiqueurs d'étalonner leurs appareils de mesure de CO 3 ans après l'achat puis tous les 2 ans.
Voici une illustration de la fiabilité de la mesure avec et sans étalonnages / ajustages réguliers :

Chez Testoon, l’étalonnage des appareils CO est réalisé selon les protocoles en vigueur, avec délivrance d’un certificat traçable, permettant aux diagnostiqueurs de sécuriser leurs mesures et leur responsabilité professionnelle, avec une immobilisation minimale.
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